L’impact de la société civile sur le développement : l’exemple du Cameroun

De nombreux pays africains ont eu des difficultés à atteindre leurs Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). L’amélioration de la gestion de l’aide internationale, passant par une participation accrue de la société civile, était alors au cœur des débats.

Alors que les gouvernements du monde entier se sont engagés à atteindre les nouveaux Objectifs du Développement Durable avant 2030, la société civile pourrait jouer un rôle décisif dans leur réussite. L’ampleur de ce rôle et ses conditions d’effectivité sont analysées dans cette étude qui aboutit sur des recommandations concrètes en matière de politiques publiques. Lisez l’intégralité de ce Policy Brief.

Eradiquer la menace terroriste au Nigéria par la coopération régionale: nécessité et moyens d’actions

nigeria-dc-protestLa présente note d’analyse s’intéresse aux initiatives nationales et régionales de lutte contre le terrorisme au Nigéria.  Elle établit le constat selon lequel la menace terroriste incarnée par la secte Boko Haram résulte de défaillances dans la gestion par l’Etat d’une secte religieuse ayant un fort ancrage local. La secte Boko Haram est analysée comme un mouvement religieux dont les actions se sont radicalisées au fil des années en réponse aux prises de position et de décision des dirigeants locaux et fédéraux nigérians. L’internationalisation de ses attaques en Afrique de l’Ouest et du Centre justifie la détermination des États de ces sous-régions à mener des actions concertées en vue d’aboutir à son éradication.  L’auteur analyse ensuite comment « la responsabilité de protéger » pourrait fonder l’organisation de l’action défensive et offensive régionale contre Boko Haram. Lisez l’intégralité de ce Policy Brief.

Conflits sociopolitiques et crises électorales en Afrique subsaharienne francophone

LCrises électorales’inscription des pays africains francophones dans un processus de consolidation démocratique témoigne des importants progrès accomplis ces dernières années sur cette voie. Cependant, comme l’illustre la récurrence des crises électorales, l’expérience demeure encore fragile. En effet, l’exacerbation des conflits sociopolitiques antérieurs aux élections lors de leur déroulement, conduit parfois à des irrégularités électorales ou des fraudes électorales. L’intensification des conflits sociopolitiques lors des élections présidentielles est donc l’une des principales causes des crises électorales dans certains pays d’Afrique subsaharienne francophone. La prévention des crises électorales, et surtout l’enracinement de la démocratie électorale, doivent, par conséquent, et en dépit de ces conflits sociopolitiques, s’appuyer sur une véritable culture démocratique parfois défaillante.  Lisez l’intégralité de ce Policy Brief.

Black Gold, Deepwater and the Taxman: A Critical Review of Government Take in Ghanaian Oil and Gas 

image pb11The discovery of the Jubilee oil field in 2007 transformed the Ghanaian oil industry. It has been followed by a slew of other discoveries and additional projects are scheduled for production start-up in the coming years.

As the commercial oil and gas sector expands, a key objective of the state will be the optimisation of “government take” from the industry. This currently occurs through a variety of mechanisms including direct taxation, royalties and state participation in industrial projects.

Designing an optimal strategy for government take is a complex task which has even more importance for developing countries where a properly managed resource boom could drive significant economic growth. Governments have a desire to obtain maximum petroleum receipts as soon as possible but must balance this against the need to create an attractive investor environment for the growth of the sector. Getting the balance right in the early years is crucial. Greedy governments may generate some short-term returns but will stifle the necessary further investment that would permit a fuller exploration and development of the country’s hydrocarbon endowment. Conversely, unduly low taxation represents an obvious missed opportunity.

Fiscal design cannot be conducted in the absence of regional context, oil and gas capital is internationally mobile and competition between states for investment is fierce. Governments cannot design their own fiscal terms without carefully monitoring what is going on next door.

It is in this dynamic setting that Ghana is currently reviewing its petroleum legislation. The structuring of government take is an important part of the debate. This paper seeks to appraise the existing Ghanaian mechanisms of government take and makes recommendations on how the approach to the AOE could be revisited for future negotiation and the issue of revenue delay to the state for further analysis by policymakers. Read the full study 

A New Approach to Land Tenure Security in Africa?

kenya-105816_640Contending that tenure insecurity under informal customary institutions dampens incentives for investment and contributes to low agricultural productivity in much of Sub-Saharan Africa, policy makers have tried to formalize customary land use through the provision of de jure rights to users.

In this article we describe the challenge of low agricultural productivity in Sub-Saharan Africa and review the available evidence on the effects of the policy responses throughout the region. Our findings indicate that formalization of land rights alone is unlikely to bring agricultural productivity in Sub-Saharan Africa close to the level observed in the rest of the world. However, the time window used is often too short to credibly assess the effect of the land rights formalization programmes on agricultural productivity. Besides, the formalization of land rights in rural areas raises a number of concerns about the land tenure security of the least powerful and least informed.

While it may be too soon to assess the long-term effect of the land rights formalization programmes in Sub-Saharan Africa, other approaches to increase tenure security are tested. Read the full study.

Quel rôle l’Union Africaine peut-elle jouer dans la gestion des crises humanitaires en Afrique ?

union_africaine« Là où sévissent de graves manquements au respect des droits humains, l’Union africaine (UA) doit être la première à condamner et à réagir rapidement conformément à la lettre et à l’esprit de l’Acte constitutif de l’Union et tous les autres instruments pertinents » dont elle est signataire.[1] Cette déclaration de Jean Ping, alors Président de l’Union Africaine, est révélatrice de la nécessité pour l’organisation de s’affirmer en matière d’intervention humanitaire. Forte de l’encrage de la notion de Responsabilité de protéger dans ses différents actes et protocoles, contrairement à l’ONU, l’Union africaine semble techniquement prête à répondre des violations graves des droits de l’Homme perpétrées par ses Etats membres. Mais pour que cela se concrétise, l’UA devra veiller à ne pas confondre indépendance et autonomie, à l’heure où la coopération se révèle être un élément incontournable. Lisez l’intégralité de cette Note d’Analyse.


[1]    La Lettre du Président – Numéro 1, Novembre 2011 La Lettre du Président. Disponible sur : http://www.au.int/fr/dp/cpauc/content/lettre-du-président-numéro-1-novembre-2011-l’union-africaine-et-la-crise-libyenne-remettre-l

Peut-on parler d’une instrumentalisation du droit à l’éducation en Afrique ?

educ1Indéniablement reconnu par la communauté internationale comme un droit de l’homme, le droit à l’éducation soulève, malgré tout, une multitude de questionnements. Loin d’être un droit absolu, l’éducation est un outil fortement dépendant des intentions de l’acteur qui le détient.  L’étude de la complexité et de la malléabilité de l’éducation permet de prendre conscience de l’ambivalence des rôles qu’elle peut jouer. L’instrumentalisation de l’éducation est aussi bien porteuse d’obstacles sérieux à la réalisation de l’Objectif mondial du développement qu’est « l’Education pour tous » (EPT), que d’éléments clés à la dissémination d’une culture de la paix. Si l’éducation peut servir la cause de la domination et de l’oppression, il ne faut pas oublier qu’elle peut, de la même manière servir celle de la libération et de la liberté.[1] Lisez l’intégralité de cette Note d’Analyse.


[1] TAWIL Sobhi, Rapport final et étude de cas de l’atelier sur la destruction et la reconstruction de l’éducation dans les sociétés perturbées. 15-16 mai 1997, Genève, Suisse. Organisé conjointement par le bureau international de l’éducation et l’Université de Genève